Carnet d'un voyage

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mercredi 24 décembre 2008

Justice française

Ces deux évènements sont trop proches pour ne pas être mis en parallèle. D'ailleurs, il est fort possible que quelque chroniqueur de grand média se soit déjà adonné à cet exercice.

Hier, mardi 23 décembre, la cour d'appel de Paris, saisie par le parquet a refusé la remise en liberté de Julien Coupat, "leader présumé d'un groupe de l'ultra-gauche" comme on dit dans les torchons qui se contentent de recopier les dépêches policières. Ce "groupe" spectaculairement arrêté le mois dernier est visé dans une enquête sur des "attentats" contre les caténaires des TGV. Aucune preuve n'existe contre lui et sa compagne qui sont les deux seuls individus encore accusés dans cette affaire. Aucune preuve mais seulement l'impression de plus en plus nette que l'Etat pour des raisons diverses cherche d'une part à s'acharner pour ne pas perdre la face comme il a déjà été dit et d'autre part à faire un exemple. On a parlé de criminalisation politique.
Car il s'agit bien d'une question politique. L'Etat policier, au mépris de la présomption d'innocence, au mépris des règles de détention provisoire, au mépris de la logique de l'instruction, s'acharne à faire rester Julien Coupat et sa compagne en prison. Derrière cela, c'est bien un procès de "l'ultra-gauche" concept fumeux inventé au ministère de l'intérieur que l'on souhaite faire; il s'agit bien de tracer dans l'opinion un fil rouge à l'adresse de tout mouvement de gauche dans ce contexte social tendu à ne pas dépasser. Il s'agit bien d'un procès pour délit d'opinion que justifient la découverte d'une certaine littérature et d'un mode de pensée par les flics, ni plus, ni moins. Il ne faut pas oublier que la Justice, pouvoir théoriquement indépendant selon les normes d'un Etat démocratique, est bien le bras armé de l'Etat policier.

Hier, mardi 23 décembre, on a appris que Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var, ancien bras droit de Charles Pasqua, ancien espion, barbouze patenté, meneur des saloperies les plus immondes réalisées sous le sceau du secret d'Etat et au nom de la République française, dépositaire de toute une tradition d'affairisme et de barbouzerie de la Ve République, au centre des plus grosses affaires politico-affairistes de ces vingt dernières années, reconnu coupable de "trafic d'influence par personne dépositaire de l'autorité publique" allait bénéficier d'une grâce présidentielle accordée par le président Nicolas Sarkozy qui se souvient à cette occasion qu'il n'est rien d'autre qu'un héritier de Pasqua dans les Hauts-de-Seine où il a pris sa place. Lequel Pasqua fanfaronne dans les médias aujourd'hui prétendant avoir appuyé cette demande de grâce au nom, on est prié de ne pas s'éfouffer de dégoût, des services rendus à la France par Marchiani. La grâce présidentielle est une survivance monarchique, tradition comme il en existe des dizaines d'autres, qui fondent le caractère exceptionnel du régime "républicain" français lequel ne saurait s'envisager sans une bonne dose de présidentialisme. La grâce présidentielle témoigne du bon vouloir et de la clémence du Prince, au mépris de ce qui fonde, en théorie, les principes d'un régime démocratique, à savoir la séparation des trois pouvoirs parmi lesquels le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif. Par Sarkozy plus encore que par ses prédécesseurs, la grâce présidentielle, pourtant dénoncée par le candidat Sarkozy, est une nouvelle façon de faire un bras d'honneur au peuple souverain. Je gracie qui je veux, je suis au pouvoir pour me servir, et servir mes fidèles.

Alors maintenant, entre le foie gras et le saumon, on se demande encore une fois si on vit réellement en démocratie...

vendredi 5 décembre 2008

Tous aux kiosques!!!

LE PLAN B des mois de décembre-janvier est sorti!!

Alors on abandonne séance tenante toute affaire courante et on se rue sur le premier kiosquier ou buraliste. S'il ne l'a pas ne revenez plus chez lui. S'il l'a achetez lui, ça vaut 2 euros.

Et c'est toujours un regal indispensable et salvateur!

Le Plan B a aussi un site internet

mardi 2 décembre 2008

Et maintenant, quelque part, on ne va plus attendre que ça.

Le France-Nouvelle Zélande à l'automne 2011, pour l'ouverture de la Coupe du Monde.

Déjà de l'historique.

jeudi 27 novembre 2008

Et oui...

« (...)une autorité extérieure (...) au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

Ceci n'a pas été écrit par le dernier des gauchistes ou des nonistes convaincus affiliés à la gauche qui dit non et qui propose rien selon l'expression consacrée au centre mou du cul et au béatisme europhile.

Cette expression a été prononcée en mars 1957 à l'Assemblée Nationale par Pierre Mendès-France, juste avant la signature du traité de Rome portant l'acte de création de la CEE et sur laquelle il exprimait des doutes.

Il est plus que probable qu'à peu près 90% des dirigeants du parti socialiste - entre autres choses favorables au référendum sur la Constitution - doivent se référer à longueur de logorrhées à l'illustre exemple de Pierre Mendès-France, cet exemple de social-démocrate accompli.

Il est à peu près sûr également qu'ils ont dû omettre d'en lire quelques passages.

jeudi 20 novembre 2008

Laissez moi rire!

Ce matin, avant de partir à la distribution de tracts, je tombe, parce j'ai envie de nouvelles fraîches sur un débat sur I-télé entre deux chroniqueurs:

Attention ça va cartonner; à droite le Point, à gauche...Marianne.

Haha.

Déjà on se marre.

Thématique du débat: L'école est-elle victime d'une culture de la grève? selon l'expression reprise tout droit de notre vénérable pontife Darcos.

Répond Le Pointard: j'ai envie de reformuler la question, je ne sais pas si l'école est victime, mais en tout cas les élèves sont victimes d'une Institution qui peine à se réformer à cause des corporatismes.

Reprend Marianneux: alors il faut nuancer, parce qu'en fait l'Ecole - bon c'est vrai que c'est le primaire qui manifeste aujourd'hui (ah bon?)- est victime, de lapart de la droite, comme de la gauche, de l'idéologie...et l'idéologie c'est le pédagogisme dont on sait bien qu'il....

J'ai arrêté les frais.

Combien de gens regardent I-télé? Sans doute beaucoup. Combien de gens prennent pour digne de foi et pour gage de qualité la teneur et le niveau des propos et des débats sur I-télé, tout cela parce qu'I-télé c'est la chaîne d'info sympa et pas agressive? Combien auront la sensation d'assister à un débat démocratique - mais toujours correct - parce que présenté comme contradictoire?

Combien de gens finiront par éteindre leur télé?

On m'a assuré un jour qu'I-télé était plutôt de gauche.

Cette blague.

Cette vaste blague.

dimanche 16 novembre 2008

Ultra-gauche et violence sociale.

Le débat sur "l'ultra-gauche" qui agite nos médias ces temps-ci a quelque chose d'assez étonnant. Et en même temps de très intéressant.
Après l'affaire Rouillan que j'évoquais il y a quelques temps, c'est encore le même débat qui est posé. Celui de la violence dans l'action politique.

Notons au passage que ce qu'il y a de frappant dans cette histoire c'est qu'il n'y a encore aucune preuve de culpabilité de la part des personnes qui ont été arrêtées. Le Monde nous rapporte qu'il s'agit d'anciens étudiants (en sociologie, ceux parmi les lecteurs qui auront fréquenté la fac du Mirail ne seront sans doute pas étonnés de cette information) reconvertis dans l'activisme ultra-babos et néo-anars. La ministre de l'Intérieur nous rassure: il ne s'agirait que de quelques 300 personnes en France; autrement dit que dalle. Rien du tout. 300 personnes dont 100 flics infiltrés. J'exagère sans doute à peine. Quoiqu'il en soit c'est assez pratique médiatiquement.
Car l'affaire Rouillan rapidement passée, cette nouvelle histoire vient rajouter un élément à la pierre du dossier de l'extrême gauche et de son rapport aux institutions et à la société.

D'ailleurs vous ne manquerez pas de noter que la "question" que se posaient sans doute depuis une semaine tous les éditorialistes et chroniqueurs radiophoniques de France et de Guyenne (oui car c'est assez parlé de la Navarre, après tout) a enfin été posée à madame le ministre (madame la ministre?): quel peut être le lien avec des organisations comme la LCR?(exemple pris naturellement au hasard, vous n'allez pas me ressortir votre théorie du complot tout de même?) Ce que la vertu démocratique de la presse critique réclamait aboutit enfin dans le discours du pouvoir! Voilà un bien bel exemple de démocratie qui fonctionne et d'un pouvoir à l'écoute des critiques de la presse. j'en parlerai à mes 6e. Voilà qui est dit et annoncé. Je disais dans mon petit texte sur Rouillan qu'il s'agissait là de peser sur le débat actuel du NPA en fondation. C'est le deuxième avertissement: attention à vos fréquentations les gars. Sachez coller à l'image que le pouvoir construit pour vous: La LCR [ne] refuse [pas] le dialogue démocratique. Voilà qui est dit. Et comme ce qui est dit a vocation à être fait... Quand on est dans la position de maîtriser par l'injonction la forme et le fond dudit "débat démocratique", c'est quand même beaucoup plus pratique.
La LCR accepte le débat démocratique. C'est la ministre de l'Intérieur-UMP qui le dit. Qui valide en somme. Qui républicanise. Qui tamponne la carte républicaine. Mais attention, c'est que provisoire, c'est à faire renouveler dans deux mois.
Car de toute évidence on pourra toujours trouver des liens - fussent-ils les plus ténus et les plus informels - entre "l'ultra-gauche" (dont nous ne manquerons pas de noter au passage le caractère passablement fumeux du concept) et l'extrême gauche traditionnelle (en Corse, on dit le canal historique). Et le jour où une personnalité ou un pouvoir quelconque voudra se servir de cela pour discréditer un ensemble, ça pourra faire mal. Et nul doute qu'on trouvera assez de journalistes à la déontologie exemplaire, de sociaux-démocrates jaloux, de centristes démocrates et de républicains indignés pour relayer l'information et défendre la République contre ceux qui la menacent.

Bref, tout est piégé et repiégé pour la LCR. Premièrement on leur dit: "cessez d'accueillir des semi-repentis d'Action Directe". Dans un deuxième temps on leur dit : "attention à vos marges et vos petits copains (puisqu'on vous dit que ce sont vos petits copains, on a des photos qui les montrent dans les manifs pas loin de vous!), ça dégouline sur les bords et ça fait mauvais genre". Ca va être quoi la prochaine étape? "Vous avez plutôt intérêt à pas marquer "révolution" dans votre programme, car le mot a été déposée au registre des gros mots du XXe siècle à bannir dans les oubliettes de l'Histoire avec "Stalinisme" et "Pol-Pot" et "goulag", d'ailleurs voici la preuve..."

Il est vrai que la question de la violence politique est, à première vue, celle qui fait mal pour la LCR. Peut-on avoir de raisonnables ambitions électorales et sociales (car je pense que la LCR n'ambitionne pas que de devenir une machine à remporter des élections) tout en prétendant porter la révolution, phénomène qui au cours de l'histoire a rarement été pacifique.
On me rétorquera à deuxième vue - et on aura raison de le faire - que la révolution n'est pas un programme dans le sens où elle ne peut ni se promettre ni se décréter. La révolution de la même façon que la violence politique et sociale est le produit d'un contexte, d'une situation de "nécessité" dirons-nous pour être marxiste. Ce qu'il y a d'assez significatif là-dedans somme toute ce sont deux choses: d'une part c'est que nous vivons définitivement dans un Etat policier et que nous sommes surveillés. A différents degrés, pour différentes choses.La récente affaire de l'appel d'offre lancé par l'Education Nationale pour faire de la veille sur internet en est une illustration comme une autre. (Je ne parle même pas de la répression des sans-papiers et de ceux qui les défendent).
D'autre part c'est que tous ces petits indices, récoltés ça et là, mis bout à bout font curieusement sens Et que le renforcement de cette surveillance et du contrôle des opinions et de la démocratie est peut être le signe que d'une certaine façon le pouvoir s'essaye à la prophylaxie sociale. Les temps sont durs, la crise est là, le saccage de l'équilibre et du consensus républicain ( une forme aigue de violence qu'on oublie souvent de rappeler)- qui était ce rempart de béton pendant des années contre la violence sociale et qui avait permis l'adhésion à la République des catégories populaires - est bien avancé, les réformes vont se faire, et il est possible que nous n'ayons rien vu encore. Il est à prévoir que l'agitation sociale va prendre des formes de plus en plus violentes et imprévisibles. Il est à prévoir de la flicaille pour canaliser tout ça...J'exagère un peu? Mmmh, même pas sûr.

D'ailleurs j'aimerais bien avoir l'avis de CSP sur la question, et comme je sais, puisqu'il l'a dit publiquement, qu'il venait régulièrement ici se délecter de ma sublime prose, j'aimerais bien qu'il me fasse un petit commentaire là-dessus. En trois parties s'il te plaît et avec une conclusion finale qui n'est pas obligée de s'abstenir d'une promesse de goulag et de rééducation psychiatrique pour la classe journalistique.

lundi 13 octobre 2008

Ca méritait d'être dit

Oui, bon je sais, c'est facile, j'ai piqué ça chez CSP.

Oui, Mélenchon est QUAND MEME un peu un gros con quand il s'y met.

N'empêche que ça fait pas de mal d'entendre ce qu'il dit:

Piano-Latin Jazz 5 et fin

Sobriété et complicité


Conversación con piano _ Bebo Valdés y Chucho Valdés

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En bref

Pensée

Vu le massacre de 14-18, c'est pas un jour qui devrait être férié, mais minimum 364...

Ca c'est fait

Nothing better than beating Paris!

Un mammifère sur trois menacé d'extinction dans le monde

Nous apprend Le Monde

Le deuxième est comestible.

Le troisième est de droite.

Péché mortel. Je le ferai plus! Je le jure!

Rosbif saignant-patates!

C’est quand même un gros plat des valeurs.

Mais on peut pas dire que ça soit très diététique!

Pourtant qu’est ce que c’est bon! Quand l’homme redécouvre ses instincts primaires de carnivore! Quel bonheur!

C'est la saison du bizutage

…nous informe le Monde.

”Une pratique sadique et dégradante"" qui ne devrait pas avoir sa place dans les Institutions scolaires et universitaires!

Acte manqué ?

Il a fallu que la SNCF soit en grève et bloque le RER B le jour de mon inspection.

Encore du sexe!

J’étais assez excité quand j’ai (…)pris la nouvelle [sur] le lieu de mes affectations. Tout ceci [s’est passé] très vite…

Courez lire la trépidante suite sur le blog des TZR

Du sexe!

J’étais assez excité quand j’ai appris la nouvelle et le lieu de mes affectations. Tout ceci est retombé très vite…

Précipitez-vous pour lire la suite sur Le blog des TZR

De l'intrigue!

Premier indice : j’ai travaillé des années sur les camps de concentration nazis.

Mais qui est-il cet homme qui respire pourtant la gaieté? Venez donc le découvrir sur le blog des TZR

La presse unanime!

du Grand Manu, excellent! (…)Pouv, tu es notre Huysmans, bravo! encore, encore, encore!! Paco

que c est beau!!! marie

Sans hésiter ton meilleur billet jusqu’à présent, tout blog confondu. sanders

et encore:

Ah, mon fils, que c’est beau ! La suite bordel frida

Putain, la larme presque … miratouzo

Tout cela s’annonce très bien, on dirait ! Ludi

Vous aussi, venez lire et commenter TZR,le blog

Florilège de talent

Enfin. Qui a dit que les conditions de travail craignaient en ZEP? Tant qu’il n’y aura pas que des boudins, partir le matin bosser dans un collège ne sera pas qu’une corvée! Et tant qu’il y aura des sourires aimables sous des yeux pétillants pour le proposer, même le projet le plus chiant du monde se fera sans trop de déplaisir.

La suite sur,TZR, le blog des rempaçants

Prise de conscience 2

J’ai une gueule à faire une progression annuelle?

Et pourtant…

Prise de conscience 1

putain florent -> nerolf, je viens de comprendre!!!

ben je me suis pas levé pour rien ce matin…

Pouv, 03/09, 13h41

Florilège de talent

La nuit tombe sur la sous-préfecture endormie (s’est-elle déjà réveillée?). Demain la pré-rentrée des profs. Le stress pernicieux m’empêche de dormir. A quoi peuvent bien ressembler ce collège et ce village? Est-ce que je vais rencontrer des collègues sympas? Et surtout, surtout…

Comment je me suis retrouvé là? :)

A lire de suite sur le blog des TZR

C'est un fait

Florent est un branleur.

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